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Yannick Noah, de l’entretien des courts de tennis à Roland-Garros.

Yannick Noah, vêtu de blanc, lève les bras vers le ciel, raquette dans la main droite, pour célébrer sa victoire à Roland Garros.

Quand il était jeune, Yannick Noah passait ses journées à nettoyer les courts de l’ambassade de France au Cameroun. Un petit service contre un grand rêve : jouer au tennis.

Yannick Noah à Roland-Garros en juin 1978 à Paris. Crédit photo : Daniel SIMON/Getty Images

Dans les années 60, à Yaoundé, un jeune garçon balaie les courts de l’ambassade de France sous un soleil de plomb. Ce garçon, c’est Yannick Noah, alors âgé d’une dizaine d’années. Fils d’un footballeur camerounais et d’une enseignante française, il n’a ni raquette flambant neuve ni entraîneur attitré. Mais il a une obsession : taper dans la balle.

En échange du nettoyage quotidien des terrains, les gardiens le laissent jouer, après les diplomates. Pieds nus, concentré, le petit Yannick s’invente un avenir. C’est là que sa passion se forge, entre poussière rouge et débrouillardise.

C’est aussi là qu’il sera repéré par Arthur Ashe, première star noire du tennis mondial, en tournée au Cameroun. La suite appartient à l’histoire : Noah devient le premier Français à remporter Roland-Garros depuis 1946. Mais tout a commencé avec un balai, sur un court oublié d’Afrique.

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